01.

ARTIFICIALISATION DES SOLS

Exemple de surf park Wavegarden, The Cove®

01.

ARTIFICIALISATION DES SOLS

En 2015, selon le compte rendu des assises régionales de la biodiversité en Nouvelle Aquitaine, sur notre territoire, 9,5 % des terres sont déjà artificialisées et 61% des sols artificialisés sont imperméabilisés (habitations, commerces, routes...). Bétonner un espace naturel empêche l’infiltration de l’eau dans le sol pour reconstituer la nappe phréatique, accentue les risques d’inondation des parcelles environnantes et nuit à la biodiversité qui perd de fait son habitat naturel.

 

Tel que présenté dans le document d’orientation d’aménagement et de programmation en vue de la modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la ville de Saint Jean de Luz (lire page 51 et suivantes), le surf park de Jalday est « un nouvel aménagement de 7 ha » qui prévoit d’artificialiser des « terres agricoles et des espaces naturels (prairies et forêts) pour installer un bassin de forme triangulaire de 155 m de côté avec un espace de circulation des piétons et de loisirs en bordure de piscine, ainsi que 1 500 m2 de commerces et de bureaux : boutique Boardriders, commerces annexes (bien-être, image, art, musique, décoration, alimentation…), espace de bar et restauration avec terrasses donnant sur la piscine, micro-brasserie, hôtel 3 ou 4 étoiles de 75 à 100 chambres, bureaux et espaces de séminaires (réunions, évènementiel…). Les bâtiments sont envisagés sur 3 à 4 niveaux de hauteur (rez-de-chaussée plus 2 ou 3 étages). »


Une emprise au sol à laquelle il faut ajouter un bâtiment technique pour la machinerie et l’entretien, - une voie d’accès en prolongement de l’entrée arrière de l’actuel site Boardriders, un parking d’environ 500 places (si l’on se base sur les besoins chiffrés pour le parc équivalent de Castets), c’est à dire aussi grand que celui du supermarché Carrefour Jalday à quelques centaines de mètres de là. Ainsi que le réaménagement de la portion de la RD 855 (route d’Ahetze) desservant ce site depuis la RD 810.

 

Un projet en totale contradiction avec les déclarations du Premier Ministre Jean Castex qui appelle, dans une circulaire diffusée le 24 août, les préfets à utiliser toutes les possibilités de recours visant à empêcher les projets de centres commerciaux de plus de 1 000 m2 pour limiter l’artificialisation des sols, conformément au « Plan biodiversité » qui définit l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN) et aux recommandations de la Convention citoyenne pour le climat.

 
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02.

ARTIFICIALISATION DE LA PRATIQUE SPORTIVE

« Le surf c’est un lien avec la nature, avec les saisons. C’est une relation à l’espace temps que rien ne peut remplacer. Considérer que l’on va créer un Disneyland du surf en disant que c’est du surf, c’est un mensonge. » C'est Francis Distinguin, Directeur Technique National de surf de 1990 à 2007 et président de la Fédération européenne de surf de 2007 à 2009 qui le dit dans un interview donné à l'association Synapse Crew Europe.

« On peut s’inquiéter de voir ainsi littéralement dénaturer le surf, qui est tout sauf payer pour appuyer sur le bouton d’une machine pour démarrer une vague. C’est au contraire observer le vent et les conditions météorologiques qui annoncent une session. C’est attendre LA bonne vague, apprentissage de la patience et non pas obtention immédiate d’une prestation avec une carte bancaire. C’est se retrouver les pieds dans le sable après avoir franchi une dune, en respectant les espèces végétales et animales remarquables, plutôt que passer dans le pédiluve. C’est se préparer à affronter les éléments naturels après avoir analysé la situation des baïnes. C’est développer la solidarité lorsque l’on vient en aide à un baigneur surpris par les courants. C’est se rappeler qu’il y a d’autres êtres vivants en apercevant un banc de bars au ras de la surface plutôt que d’être dans une eau chlorée aseptisée. C’est être connecté à la nature dans ce qu’elle a de plus beau, de plus fragile mais aussi de plus puissant : l’océan. » selon Vital Baude, Conseiller régional, élu de la Gironde et délégué au littoral de la Région Nouvelle-Aquitaine qui s'exprime dans le journal Sud-Ouest du 11 novembre 2019.

« La promotion de l’offre touristique fondée sur la valorisation du surf […] risque d’engendrer une certaine uniformisation des ambiances touristiques sur la côte aquitaine. […] L’artificialisation des vagues modifie l’écologie de la relation du surfeur à la vague, qui nécessite en milieu naturel le développement d’un sens marin, c’est-à-dire cette capacité motrice et sensorielle du surfeur à appréhender le milieu de pratique. […] C’est de la mutation d’une pratique et donc d’une culture sportive dont il est alors question, voire des utopies qu’elles véhiculent », en remettant en cause « les valeurs de communion avec la nature et de refus de la société de consommation dans lesquelles baigne le mythe fondateur de la culture surf. » selon Ludovic Falaix, maitre de conférences à l’Université des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) Clermont Auvergne dans son article Les paradis artificiels du surf publié en avril 2018.

Certains reprocheront à ces prises de position d’être trop dogmatiques ou loin de la réalité du surfeur lambda. Si seulement ! Le surf en piscine n’a pas grand chose à voir avec le vrai surf comme le rapporte le magazine Wavepool Mag qui a récemment testés plusieurs surf parks. Extraits.

A propos de The Wave à Bristol en Angleterre :

Puis-je arriver au dernier moment ?
Non. Arrivez en avance. Les organisateurs recommandent d’être là une heure avant votre session.

Puis-je surfer à la fois la gauche et la droite dans la même session ?
Non. Si vous avez réservé la gauche en pensant qu’il suffirait de passer l’autre côté pour surfer un peu la droite, vous vous trompez. On vous a donné un lycra coloré en arrivant qui correspond à la session que vous avez réservée (niveau avancé en gauche ou niveau intermédiaire en droite par exemple). De la même manière, vous ne pouvez pas jeter un coup d’œil de l’autre côté du lagon pour voir ce qui s’y passe, le quai cache la vue. Donc si vous avez un pote qui surfe de l’autre côté, impossible de l’encourager quand il fait une bonne manœuvre.

A propos de Urbnsurf à Melbourne en Australie :

Que faut-il savoir de l’achat des billets à l’arrivée au surf park ?
Les réservations en ligne ouvrent six semaines à l’avance et sont très vite épuisées. Si vous devez voyager en avion, le mieux est d’acheter votre session de surf d’abord et de ne réserver votre vol et votre hôtel qu’ensuite. Quand vous arrivez au surf park, vous trouverez des tablettes qui ressemblent à des I-Pad pour confirmer votre session. C’est assez simple, un employé vous aidera et vous remettra votre bracelet d’identification. C’est comme une clé électronique qui vous permet de rentrer et de sortir du parc pendant vos sessions de surf.

 

03.

BIODIVERSITÉ

Bétonner un espace naturel détruit les espaces de vie de la faune et la flore sauvage alors que près de 68  % des animaux sauvages ont déjà disparu depuis 40 ans selon le rapport Planète Vivante du WWF publié le 10 septembre 2020.

Nous sommes face à une accélération sans précédent de la pression exercée par l’Homme sur les écosystèmes : artificialisation du territoire, fragmentation des milieux naturels, l’intensification des pratiques agricoles, prolifération d’espèces exotiques envahissantes, pollutions (lumineuse, chimiques, déchets…), changement climatique, demande en ressources naturelles et en énergies…  En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met elle-même en danger. La stabilité de notre économie dépend des services que la nature nous fournit gratuitement. Un seul exemple : un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des pollinisateurs (les abeilles par exemple) qui transportent des grains de pollen d’une fleur mâle vers une fleur femelle et contribuent ainsi à la fécondation des plantes.

Détruire des prairies agricoles et une forêt pour construire une piscine géante et des infrastructures en béton c’est augmenter encore la pression humaine sur un environnement d’autant plus précieux qu’il est acté dans le document d’orientation d’aménagement et de programmation en vue de la modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la ville de Saint Jean de Luz (p53) que « les versants boisés présentent un enjeu fort en raison, plus particulièrement, de la présence de deux zones humides au Nord-Est et au Sud et d’une station de Grémil prostré [une plante à jolie fleurs violettes], espèce protégée au niveau national, à l’Ouest. »

 

04.

CENTRE DE RÉFÉRENCE POUR LA CONCEPTION DE NOUVEAUX PRODUITS FILIÈRE OCÉAN

Selon ses partisans, l’originalité du projet est de « s’adresser à la fois à une clientèle touristique et de loisirs et à des entreprises en créant un centre de référence mondial pour la conception de nouveaux produits et services de la Filière Océan, Glisse et Sports aquatiques ». Inutile. Un tel endroit existe déjà à moins d’un km de là, dans la zone même de Jalday !

Ouvert depuis octobre 2019, Créaluz vise « à accompagner les projets innovants dans une démarche d’éco-conception, attirer des start-ups et des activités à forte valeur ajoutée, notamment des filières glisse, nautisme et sports aquatiques et à conforter un pôle d’expertise sur l’éco-conception, les matériaux souples, les textiles techniques intelligents ».

Précisons que Créaluz est largement sous exploité puisque seulement deux entreprises occupent le bâtiment de 320 m2 et qu’au moins deux autres centres dédiés à la recherche et à l’innovation dans les filières glisse et océan existent déjà sur la côte basque : Olatu Leku à Anglet et l’Ocean Living Lab à Hendaye.

 

05.

COMPETITIONS EN EAU DOUCE

Depuis 2018, la World Surf League (WSL) - l’organisateur du calendrier officiel des compétitions de surf - propose une épreuve dans un surf park. Avant la première édition, l’ensemble de la planète surf piaffait d’impatience de voir les meilleur·es s’affronter sur une vague parfaite en eau douce. Finalement, quelle déception ! La magie de l’océan naturel n’est pas là et on s’ennuie ferme en regardant une compétition dans une piscine avec des vagues mécaniques.

« Ça donne quoi ce Surf Ranch Pro 2018 ? » se demandait le magazine français Surfsession en septembre 2018 après la fameuse compétition inaugurale. Et de répondre : « Un surfeur qui attend la vague seul dans un bassin où il a pied, un chrono qui annonce quand passera la prochaine des 108 vagues de la journée, 10 manoeuvres enchaînées comme dans un jeu vidéo... Tout ça calé entre un train et un jet-ski avant de monter dans une jeep... C’est ça le surf en 2018 ? Des surfeurs qui jouent dans un parc d’attraction qui tient plus du motorworld que du waterworld ? On comprend les doutes de ceux qui se demandent si cette compétition a vraiment sa place sur le tour qui doit déterminer un champion du monde… »

Même écho du surfeur pro (aujourd’hui retraité) Bobby Martinez interrogé par le magazine Stab : « Je m’en fiche de savoir à quel point la vague de Kelly (ndlr, le champion Kelly Slater est propriétaire du bassin qu’il a depuis revendu à la WSL) a l’air cool. Toutes les personnes à qui j’en ai parlé m’ont dit que la vague devenait ennuyante après l’avoir surfée une fois. Leur façon d’utiliser cette vague est mauvaise à mes yeux. »

 

06.

CONSOMMATION D’ÉNERGIE

Alors que la tendances et aux énergies renouvelables et que l’on cherche à récupérer l’énergie (gratuite) des marées, de la houle ou des vagues pour créer de l’électricité dans des stations houlomotrices, à Saint Jean de Luz, au contraire, on prévoit d’utiliser de l’énergie (payante) pour générer des vagues !

Un surf park consomme de l’énergie pour créer des vagues. Beaucoup d’énergie ! 1,6 kWh pour une vague de petite taille (1,2 m pendant 10 s), trois fois plus pour une vague de 1,5 m de 15 s et les chiffres continuent d’augmenter de façon exponentielle pour des vagues plus grosses selon les données officielles du constructeur Wavegarden.

Sachant qu’un foyer français de 4 personnes (2 adultes et deux enfants) consomme 13,7 kWh par jour, chaque surfeur·se utilise l’électricité de trois familles par jour pour une session d’une heure sur des vagues de taille moyenne ! Sans compter l’énergie nécessaire pour les commerces, les bureaux, l’hôtel et le système de filtration de l’eau, ce qui double encore les besoins quotidiens.

Ci-dessus, le projet Seaturns d'une entreprise bordelaise qui développe un système capable de récupérer l'énergie des vagues.

 

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CONSOMMATION D’EAU

Alors que l’agglomération Pays Basque diffuse des préconisations pour appeller à « préserver notre ressource en eau » et à adopter des « éco-gestes simples et efficaces pour contribuer à la longévité de notre or bleu », le projet de piscine à vagues prévoit de consommer au minimum 81 millions de litres et sans doute bien plus chaque année !

Selon l’étude environnementale déposée par la société Wavelandes Atlantique pour le projet de Castets, équivalent en terme de taille du bassin (155 m) et de technologie utilisée (Wavegarden, modèle The Cove®), le volume d’eau du bassin exclusif à la pratique du surf est de 25 000 m3 d’eau (10 piscines olympiques de 50 m de long) auquel il faut ajouter un lagon de faible profondeur (dans lequel « viendront mourir les vagues et ainsi recréer les sensations de l’océan ») de 12 000 m3 (près de 5 piscines olympiques de 50 m de long) qui est utilisé pour l’entrainement des débutants et permet de supprimer l’effet « backwash » qui dénature les vagues. Ce volume total de 37 000 m3 sera vidangé annuellement. Il faut ajouter à cela un remplissage quotidien pour compenser l’évaporation, de 120 m3 / jour à 1350 m3 / jour en fonction de l’ensoleillement. Ce qui représente une consommation annuelle estimée de 81 000 m3 d’eau (81 millions de litres !) selon l’hypothèse basse d’évaporation (et donc sous évaluée), soit la consommation annuelle de 540 familles (2 adultes et 2 enfants).

Une hérésie quand on sait que la consommation d’eau journalière est déjà « multipliée par 5 en période estivale » et « s’avère être une problématique majeure à prendre en compte dans la révision du document d’urbanisme de Saint-Jean-de-Luz » comme le souligne le Diagnostic communal de janvier 2020 sur l’état initial de l’environnement pour la demande de modification de PLU (p111).

 

08.

CONSULTATION DE LA POPULATION

La majeure partie des terrains (4 des 7 ha) appartiennent à la Ville de Saint Jean de Luz, qui va devoir les vendre aux porteurs du projet pour construire un parc d’attraction qui va impacter la vie des riverains de la commune  et de Guéthary, le village voisin, pour les générations présentes et futures.

Un tel choix d’aménagement du territoire ne peut se faire sans un vrai débat démocratique ouvert à toutes et tous. Or à ce jour, la population n’a fait l’objet d’aucune consultation ni même invitée à une réunion d’information.

 

Rappelons qu’il a fallu la parution d’un article dans le journal Mediabask pour que l‘affaire soit connue du grand public.

 

09.

EMPLOI

Comme le rappelle Katheline Schubert, économiste de l’environnement à l’université Panthéon-Sorbonne, « l’excuse du maintien des industries polluantes a toujours été l’emploi. Il est temps de s’organiser pour orienter les secteurs économiques vers la transition. »

Comme partout, ce dont le Pays Basque à besoin, ce sont des emplois compatibles avec la transition écologique « pour avoir une chance de continuer à vivre sur une planète à moins de 2 degrés de réchauffement et pour prévenir la sixième extinction de masse qui se dessine sous nos yeux » écrit le Fond Mondial pour la Nature (WWF) en introduction de son scénario de relance verte qui pourrait permettre, selon l’ONG, de créer dans l’hexagone plus d’un million d’emplois d’ici 2022 et 1,8 million à l’horizon 2030 dans les secteurs de la rénovation, des énergies renouvelables, de la mobilité, de l’agriculture et du tourisme. Le scénario vert du WWF s’attache non seulement à « soutenir les secteurs qui peuvent accélérer la transition », mais aussi à s’assurer que cette transition « transforme durablement les secteurs structurants de l’économie ». L’objectif est de pérenniser de nombreux emplois non-délocalisables et d’accompagner les branches polluantes pour les transformer sans sacrifier l’emploi.

Localement, l’association Bizi! a commandé une étude à Jose-Ramon Becerra, ingénieur du Pays basque sud, sur l’impact de la transition énergétique sur l’emploi. Bilan : il est possible de créer 10 000 emplois verts au Pays basque nord, dont 3 000 dans les énergies renouvelables, 2 000 dans la relocalisation des commerces et des circuits courts, 1 300 dans l’agro-élevage et quasiment autant dans l’économie d’énergie et l’isolation thermique des logements.

S’agissant du surf park, même en considérant une ouverture annuelle, l’activité sera intimement liée au pic de fréquentation touristique estival. On peut donc raisonnablement penser que la majorité des emplois créés seront saisonniers et précaires.

Enfin, rappelons que l’entreprise Boardriders n’a plus rien à voir avec Na Pali, la branche européenne de Quiksilver d’abord installée dans la ferme familiale des Darrigrand à Bassussary, puis dès 1985 à Saint-Jean-de-Luz. Aujourd’hui Boardriders appartient au fond d’investissement Oaktree Capital Management qui n’a pas hésité à faire trois plans sociaux dans les 6 dernières années (2013, 2016 et 2019) et à licencier des centaines de salariés. Que se passera-t-il quand les actionnaires jugeront que la piscine à vagues n’est plus rentable ou qu’ils auront une nouvelle super idée géniale et farfelue pour relancer le groupe ?

 

10.

ENTRAÎNEMENT DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU

Les instances fédérales et quelques surfeur·ses professionnel·les pensent que les piscines à vagues sont un passage obligé pour améliorer son niveau technique. C’est à ce jour une supposition plus qu’une réalité. Jamais aucun·e champion·ne n’a été couronné·e parce qu’il·elle s’est entrainé·e dans un surf park. Tous·tes les surfeur·ses du World Tour ont un niveau technique sensiblement équivalent. C’est la stratégie et le sens marin qui font souvent la différence. Et ça ne s’apprend pas dans une piscine d’eau douce avec des vagues calibrées.

Ce que confirme Francis Distingin, Directeur Technique National de surf de 1990 à 2007, Président de la Fédération Européenne de surf de 2007 à 2009 dans Surfsession magazine : « Ce que tu veux savoir du bambou, seul le bam­bou te l’apprendra. C’est un proverbe africain. Si tu veux être surfeur, tu dois aller dans l’océan. C’est un fantasme de penser qu’un bon surfeur en piscine sera un bon surfeur dans l’océan. Aujourd’hui, ce n’est pas encore démontré qu’un bon surfeur en piscine, qui apprend tôt à faire des airs, saura faire la même chose dans l’océan. Les gens qui valident ce projet trahissent l’enfant qu’ils étaient. C’est une hérésie de s’engager là-dedans ». Il ajoute « Certains surfeurs sont prêts à dire que c’est intéressant mais, c’est ma conviction, ils disent ça parce que leur Fédération leur suggère de parler de ça, et que leurs sponsors verraient bien un petit corner ou une petite boutique sur le parking de la piscine pour faire un peu de business. Je ne vois pas un vrai surfeur prêt à payer 50 euros pour une heure de piscine à vagues. Fondamentalement je suis persuadé que la majorité d’entre eux ne pense pas ce qu’elle dit. Pour moi les gens sont corruptibles. Les surfeurs, les marques sont corruptibles... Pour des intérêts divers et variés, ils sont capables de dire qu’ils supportent ça. Les marques voient les piscines à vagues comme un grand supermarché où ils pourraient mettre un corner. Mais c’est leur image qui va en prendre un coup ». Quant à l’intérêt sportif : « ce n’est pas parce que l’on sait réciter des gammes que l’on est un musicien. Mon métier c’est d’accompagner entraîneurs et athlètes vers la très haute performance pour avoir des médailles olympiques. Mais la performance pour moi, c’est la rencontre avec une situation de jeu. Donc avec l’océan. La formation d’un surfeur c’est comprendre comment l’océan fonctionne. »

 

11.

ÉPURATION

Pour son entretien, la piscine à vagues doit être vidangée une fois par an. C’est donc un volume total de 37 000 m3 d’eau qui va rejoindre le réseau communal et être dirigé vers le centre d’épuration Archilua. Or depuis 2012, « le système d’assainissement de Saint-Jean-de-Luz est déclaré non conforme vis-à-vis de la directive Eaux Résiduaires Urbaines en raison des déversements importants constatés, principalement au niveau du poste de refoulement Flots Bleus. » comme précisé p113 du Diagnostic communal de janvier 2020 sur l’état initial de l’environnement pour la demande de modification de PLU.


Pour la seule l’année 2018, le rapport du délégataire, l’entreprise Suez, met en évidence 104 jours de déversements directement dans l’océan, ce qui représente un total de 635 797 m3 d’eaux usées mélangées à des eaux de ruissellement.

Un problème incompatible avec le projet de surf park puisque comme le rappellent les services administratifs dans leur avis sur la modification du PLU : « des travaux de mise en conformité sont un préalable à la réalisation des zones à urbaniser ». Or, si des travaux de rénovation (ou de re-construction) de la station d’épuration d’Archilua sont bien prévus, ce sera pour 2026 au plus tôt !

12.

FINANCEMENT PUBLIC

En juillet 2020 la Région Nouvelle Aquitaine a décidé de n’apporter son soutien financier à aucun projet de vague artificielle pour respecter la feuille de route sur la transition environnementale et climatique nationale et être en accord avec Néo Terra, la feuille de route régionale dédiée à la transition énergétique et écologique adoptée le 9 juillet 2019, qui demande notamment de lutter contre l’artificialisation des terres et l’étalement urbain, de conforter la forêt et les zones humides, de stopper la disparition alarmante de la biodiversité, de préserver et de protéger la ressource en eau.

13.

FORÊT

Détruire une forêt, c’est anéantir un écosystème essentiel à la vie, celle qu’elle abrite, la faune et la flore. C’est mais aussi pénaliser la vie humaine qui profite souvent sans le savoir des bienfaits des arbres !

La forêt est le plus riche des écosystèmes terrestres. Elle abrite des milliers d’espèces végétales et animales indispensables à la vie sur terre. En France métropolitaine, c’est 73 espèces de mammifères, 120 espèces d’oiseaux, près de 30 000 espèces de champignons et autant d’espèces d’insectes.

Les forêts couvrent 31 % de la surface terrestre et constituent, derrière les océans, le 2e plus grand puit de carbone de la planète. En France, avec près de 70 millions de tonnes de CO2 captées chaque année, la forêt participe activement à la lutte contre le réchauffement climatique. A titre d’exemple, un arbre de 5 m3 peut absorber l’équivalent de 5 tonnes de CO2. Cela correspond aux émissions de 5 vols aller-retour entre Paris et New York.

Les arbres agissent comme de véritables pompes à eau qui absorbent l’eau des sols forestiers. Cette absorption de l’eau en forêt, 6 fois supérieure à celle d’une simple parcelle d’herbe de surface égale, permet également de filtrer l’eau et de réduire considérablement les concentrations en nitrates et en produits phytosanitaires.
 
En absorbant de forts volumes d’eau, qu’elle restitue progressivement (les arbres ne gardent que 5 % de l’eau captée pour leur propre croissance et en « transpirent » 95 %), la forêt joue également un rôle de tampon qui permet de limiter l’érosion due aux crues et aux glissements de terrain.

Données ONF (Office National des Forêts)

A noter que les prairies constituent, au même titre que les forêts, des puits de carbone importants à l’échelle du territoire puisqu’elles captent plus de carbone qu’elles n’en restituent et peuvent stocker davantage de carbone que les terres arables.

Une prairie sur une colline dans laquelle paîssent des ânes et des chevaux tranquilles, encadrée une forêt centenaire généreuse. Au loin on voit le Jaizkibel et l'océan au dessus de la ligne de crête. Voilà le site majestueux qui doit être détruit pour construire une piscine à vagues artificielles. Photos : © Christelle Chambre

 
 

14.

JEUX OLYMPIQUES

​​On entend régulièrement dire que construire un surf park, c’est pouvoir proposer une infrastructure qui servira pour de prochains Jeux Olympiques. C’est faux !

 

Les Jeux de Tokyo 2020 (repoussés à 2021) ont choisi la plage de Tsurigasaki, un spot situé à environ 60 km au sud-est de la capitale nippone.

 

Le Comité de Paris 2024 annonce d’ores et déjà « les Jeux les plus durables de tous les temps » en utilisant « 95 % d’infrastructures existantes ou temporaires ». Il vise la « neutralité carbone » pour « s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris et contribuer à accélérer la transition écologique dans le sport ». Il a choisi le site naturel de Teahupo’o à Tahiti pour la compétition de surf. 

15.

PROXIMITÉ AVEC L’OCÉAN

Prévu pour s’installer sur la colline en face de Cenitz, rien ne justifie l’installation d’un tél équipement à 1,5 km de l’océan atlantique et de ses vagues naturelles !

 

Faut-il le rappeler, la côte basque et le sud des Landes ont la chance de recevoir les meilleures houles d’Europe toute l’année et la géographie locale permet la formation de vagues adaptées à tous les niveaux (de la plage d’Hendaye pour les débutants à la vague de Belharra pour le surf extrême, en passant par tous les types de beach, reef et point breaks du coin).

Il suffit de faire décoller un drone dans la prairie et de l'élever de quelques mètres pour apercevoir l'océan juste en face du terrain du surf park. Vidéo : Médiapart

 

16.

PRIX D’ENTRÉE

Surfer dans l’océan est gratuit, quelque soit la durée de la session. Surfer dans une piscine à vagues coûte très cher. Le prix moyen constaté dépasse les 60 € par heure ! A raison de 12 vagues par surfeur (nombre moyen affiché par les surf parks existants), cela fait 5 € la vague. Mieux vaut éviter la chute au take off !

Exemples :
The Wave, Bristol (UK) : £60 soit 67 €
Urbnsurf, Melbourne (Australie) : $79 à $129 soit 49 € à 80 €
BSR Cable Park, Waco (USA) : $90 per hour soit 75 €
Adventure Park Snowdonia (UK) : £50 soit 56 €
Wadi Adventure (United Arab Emirates) : $66 soit 55 €

 

17.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le climat de la Nouvelle-Aquitaine s’est déjà réchauffé d’environ + 1,4 °C au cours de la période 1959-2016 par rapport à l’ère pré-industrielle selon le rapport publié en 2018 par le Comité Scientifique Régional sur le Changement Climatique AcclimaTerra. S’il est maintenant impossible d’éviter le réchauffement climatique, on peut cependant le limiter en déployant des « moyens sans précédent pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 45 % par rapport à celles de 2010 » selon dernier rapport du GIEC

Depuis le début de l’ère industrielle (1750), la Terre se réchauffe à cause des gaz à effet de serre (CO2, méthane...) émis par l’activité humaine. Ces gaz proviennent notamment de la combustion de combustibles fossiles pour l’industrie, le transport et plus généralement pour l’ensemble des activités humaines. La situation est malheureusement aggravée par la destruction des forêts et des zones humides qui sont des capteurs naturels de CO2.

Les conséquences sont déjà visibles et documentées : élévation du niveau de la mer due à l’expansion d’une eau ayant des températures plus élevées et à la fonte des glaciers ; augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes) ; pénurie d’eau accrue dans certaines régions, entraînant la désertification et la diminution du rendement des cultures ; acidification des océans avec un impact direct sur la biodiversité marine ; modification de l’aire de répartition géographique des espèces...

L’Accord de Paris sur le climat signé en 2015 engage l’ensemble des états du monde à limiter le réchauffement de la planète « à un niveau bien inférieur à 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Malheureusement, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et les nouveaux scénarios scientifiques sont bien plus pessimistes : on parle maintenant d’un réchauffement prévisible de +5 °C à l’horizon 2100 qui conduirait à un emballement climatique incontrôlable par effet domino (exemple : plus la température augmente, plus les terres gelées de l’Alaska passent au dessus de 0 °C, plus elles libèrent dans l’atmosphère les gaz à effet de serre stockés, plus la température augmente...).

18.

SATURATION DES SPOTS ENVIRONNANTS

Le surf park va attirer des dizaines de milliers de personnes (le projet Wavelandes de Castets a planifié 180 000 visites annuelles, la documentation officielle de Wavegarden parle même d’une capacité d’accueil maximale de 324 000 personnes à l’année !) qui viendront de loin pour tester l’installation. Mais vu le coût prohibitif d’accès (60 €/h), elles ne pourront pas passer une semaine sur place et visiteront de fait les sites situées en face (Cénitz, Lafitenia, Parlementia...), ajoutant encore du monde à des axes routiers, parkings, spots de surfs et plages déjà saturés en période estivale.

Malheureusement, Jean-François Irigoyen, le maire de Saint-Jean-de-Luz, se trompe en affirmant qu’une « piscine à vague peut aussi permettre de canaliser une partie du flux des surfeurs et surfeuses et participer à la désaturation de nos spots de surf ».

Et ce sont les modèles mathématiques qui lui donnent tort !  On croit toujours que créer de nouvelles routes ou élargir des voies existantes va limiter les embouteillages. Le mathématicien allemand Dietrich Braess a montré que c’est le contraire qui se produit : en augmentant l’offre on produit un « effet aspirateur » qui attire plus de véhicules et conduit généralement à plus d’embouteillages. C’est le fameux paradoxe de Braess observé de New York à Séoul.

19.

SÉCHERESSE

​​A l’été 2019, la France a connu une sécheresse d’ampleur exceptionnelle : plus de 80 départements ont dû prendre des mesures pour limiter la consommation de l’eau douce, contre une vingtaine les années précédentes. En 2020, le mois de juillet est le plus sec depuis 1959. Plus globalement, « la partie du territoire français touchée par une sécheresse a à peu près doublé dans les soixante dernières années », selon Pierre Etchevers, climatologue à Météo France qui s’exprime dans le quotidien Libération.

 

« L’évolution des précipitations n’étant pas très marquée, le facteur principal qui explique l’évolution de la sécheresse est l’augmentation de la température qui, elle, est très nette et générale ». Car avec la température, l’évaporation augmente et le milieu naturel n’est plus alimenté (un phénomène accentué par l’imperméabilisation des sols qui empêche aussi la recharge des réserves d’eau souterraines).

Localement sur le bassin versant Adour Garonne, les prévisions sont alarmantes d’ici 2050, avec 30 à 50 % d’apport hydrique en moins dans les prochaines années selon le rapport Eau et Changements climatiques en Adour-Garonne de l’Agence de l’Eau. « Il y aura moins de jours de pluie et des périodes de sécheresse météorologiques plus longues et plus intenses. Les records secs d’aujourd’hui seraient les humidités moyennes à la fin du siècle pour les scénarios les plus pessimistes » selon le même rapport régional.

« Il y a urgence, l’heure n’est plus aux hésitations et aux postures et en même temps il n’est pas trop tard pour agir, pour appréhender différemment nos activités et notre rapport à l’eau » explique le Plan d’adaptation au changement climatique du bassin Adour-Garonne. « Il faut adapter nos comportements individuels, nos modes de vie et de production à ce nouveau contexte. Il faut agir à la source par des pratiques économes en eau, moins polluantes, plus respectueuses du fonctionnement des écosystèmes et de la biodiversité, lutter contre le gaspillage et préserver le fonctionnement des milieux aquatiques et humides existants. Se préparer à vivre dans un monde différent impose des choix et des renoncements : tout ne pourra pas être conservé comme avant ».

20.

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

A notre connaissance, c’est la première fois que l’on projette d’installer une piscine à vagues en haut d’une colline. Quel est le risque pour les entreprises et les personnes de la partie nord de la zone artisanale de Jalday en cas d’avarie sévère et du déversement des 37 000 m3 d’eau du bassin (soit 15 piscines olympiques) ?

Le site choisi « se caractérise par la topographie assez affirmée et complexe du sommet d’une colline et de ses versants en arc de cercle relativement abrupts Nord, Ouest et Sud » et « constitue une contrainte à prendre en compte » comme le souligne le document d’Orientations d’aménagement et de Programmation réalisé dans le cadre de la demande de modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

21.

SPÉCULATION FONCIERE

Bétonner des terres agricoles accentue la spéculation foncière déjà énorme sur l’ensemble de la côte basque en contradiction totale avec la charte Neo Terra, votée par les élus de Nouvelle-Aquitaine à l’été 2019, qui « encourage les territoires à la sobriété et à la résilience dans l’élaboration et la révision de leurs documents de planification et d’urbanisme » pour préserver « les terres agricoles, forestières et naturelles pour la biodiversité et la séquestration de carbone ».

« L’accès au foncier est devenu le principal frein à l’installation des futurs paysans. Deux phénomènes expliquent cette difficulté : d’un côté, la diminution des surfaces disponibles à l’installation, tout particulièrement en zone péri-urbaine (10 % des terres agricoles libérées chaque année perdent leur vocation agricole) et d’un autre, le prix du foncier, de plus en plus déconnecté de la valeur agronomique de la terre, victime de la spéculation et de la concurrence des activités non agricoles. » selon la FADEAR (Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural).

 

Un avis partagé par l’association locale Lurzaindia, pour le maintien d’une agriculture paysanne. Pour Myriam Pierrot, salariée de l’association, qui s’exprime dans Médiapart, « ce projet de surf park est inutile, il faut arrêter d’artificialiser, de bétonner des terres agricoles en zone péri-urbaine, quand on voit la difficulté pour de jeunes agriculteurs de s’installer ».

22.

SURFRIDER FOUNDATION EUROPE

L’association de protection de l’océan, du littoral et de ses usagers a pris le temps de poser chacun des mots de son communiqué publié en juillet 2020. Et le message est clair : Surfrider Foundation Europe ne soutient aucun projet de vague artificielle !

« Nous sommes contre le développement de ces vagues artificielles. Ce sont des projets à vocation principalement économique et récréative, dont on peut largement questionner la pertinence, qui plus est quand l’implantation de ces structures est relativement proche de l’océan, à proximité de vagues naturelles.

Leur construction implique l’artificialisation des sols (piscine, parkings, routes) sur des zones souvent agricoles ou naturelles. Cette artificialisation contribue à la destruction des habitats, responsable de l’effondrement de la biodiversité. Leur fonctionnement implique une consommation d’eau importante alors que la disponibilité en eau est susceptible d’être très largement altérée dans le contexte du changement climatique, comme en Région Nouvelle-Aquitaine par exemple. Leur fonctionnement requiert une quantité d’énergie importante. Or, dans le cadre de la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables, la priorité pour nos sociétés est de consommer moins d’énergie.

Les experts du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) et la Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES) nous alertent chaque jour que les activités humaines ont un impact catastrophique sur les écosystèmes. Or, les projets d’artificialisation des sols et d’utilisation des ressources en eau, telles que les piscines à vagues, contribuent à augmenter la vulnérabilité des territoires au changement climatique.

L’heure n’est plus à la compétition, la consommation, la recherche de croissance économique, aux projets déconnectés des enjeux environnementaux auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Le changement climatique doit être l’occasion de repenser nos modèles de développement, pour qu’ils soient plus sobres en utilisation des ressources naturelles, ainsi que de repenser le rapport que nous entretenons avec les écosystèmes qui nous entourent. »

23.

TOURISME DE MASSE

180 000 personnes sont attendues chaque année au surf park de Castets dans les Landes (sans doute autant à Saint Jean de Luz, le projet ayant les mêmes caratéristiques). Ce sera un afflux massif de touristes venus de l’étranger, de la France entière et des régions voisines, du nord comme du sud qui va venir saturer un peu plus une côte basque qui frôle déjà l’asphyxie tous les étés. Il faut en prendre conscience, le tourisme de masse a ses limites (impacts sur l’aménagement du territoire, problèmes liés aux déchets et à l’assainissement, uniformisation des zones touristiques...). Le nier c’est prendre le risque de tuer la poule aux œufs d’or et de se réveiller un matin en constatant amèrement que ce petit pays, si beau, si verdoyant, à la douceur de vivre unique, n’est plus… Une bonne partie de la côte méditerranéenne du sud-est de la France en a fait l’amère expérience. Cela devrait nous servir de (mauvais) exemple !

24.

ZONE ARTISANALE DE JALDAY

« La zone d’activité de Jalday s’étend déjà sur plusieurs dizaines d’hectares mais certains espaces ne sont pas maximisés ni pleinement valorisés. Un potentiel de développement existe encore. » selon Herri Berri, le groupe d’élus d’opposition à Saint Jean de Luz. « Il est possible en mutualisant les parkings (création de parkings silos…) et en repensant les bassins de rétention (bassin enterré, chaussée réservoir…) de libérer plusieurs hectares. Ces hectares libres pourraient alors accueillir de nouvelles entreprises afin de maintenir et développer l’activité économique et l’emploi dans cette zone déjà urbanisée et équipée en réseaux. Cette solution innovante se ferait sans aucun étalement urbain ni bétonisation des terres naturelles et agricoles. »

- Textes libres de reproduction sous réserve de faire mention de leur origine. N'hésitez-pas à nous contacter - Illustrations : Yann Renauld - © 2020-2021

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